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Carnets de route "Peuples et Musiques"
Russie


Le 20 novembre 2003

Le 26 septembre au matin, nous sommes heureux de pouvoir enfin récupérer nos visas russes après tant de déboires administratifs. Après un passage à l'immigration office (afin de déclarer notre sortie de la Mongolie, obligatoire dans le cas d'un prolongation de visa), nous nous rendons à la gare où nous attend le transsibérien: s'en suivra environ 2 journées de train que nous passerons en compagnie d'un ukrainien.


Ce dernier ne parle pas anglais mais nous parvenons tout de même à échanger quelques propos avec lui par l'intermédiaire de dessins et de photos. A ses côtés, nous découvrons avec émerveillement la vie au sein du transsibérien: à chaque arrêt du train de nombreux marchands mongols (voir photo ci-dessus, voir leurs acheteurs sur les photos ci-contre et ci-dessous) descendent du train et profitent de la halte pour écouler leur stock de vêtements. Bien entendu, ce commerce ne date pas d'hier et une foule massive est donc toujours présente. Quelle ambiance!! Le long du lac Baïkal, vous pouvez ajouter à ces derniers des marchands russes qui vendent de délicieux poissons fraîchement pêchés et fumés, tout ça pour la modique somme de 15 roubles (1/2 dollars)! A ne manquer sous aucun prétexte!























Petite parenthèse: Histoires de douane.

- A la douane mongole, nous avons la mauvaise surprise d'apprendre que le Morin-Khuur acheté par Benoît fait partie des biens taxés en sortie: l'officier nous demande de payer la somme de 100 $, faute de quoi l'instrument restera bloqué au poste frontière. Après négociations avec les douaniers, nous ne payerons finalement "que" 80 $.
- Nous arrivons à la douane russe aux environs de 23 heures et là aussi nous rencontrons un problème (l'entrepôt où se situe le matériel (nos 2 vélos et deux sacs) que nous avons expédié par fret est fermé jusqu'au matin, par conséquent les douaniers ne peuvent faire d'inspection sur son contenu). Nous nous rendons donc dans le bureau des douaniers où nous resterons environ 1 heure 30 le temps de faire une déclaration sur l'honneur de l'ensemble de notre matériel expédié par fret et payons alors des droits de douanes d'une valeur de 4 $ (nous avons sous-évalué nos vélos à 50 $ pièce). Au total le train restera bloqué à la douane pendant plus de 4 heures et demi après quoi nous pouvons enfin regagner notre compartiment... Ouf!

Nous arrivons à Krasnoyarsk le 28 septembre à 8h30 et nous récupérons sans problème nos vélos. Nous les ré-expédions alors dans l'heure qui suit pour Abakan puis nous achetons nos tickets de train pour le lendemain. Après quoi, nous pouvons goûter à un repos bien mérité dans l'hôtel le plus cher de notre périple (la nuit nous revient à 150 euros! Tout ça grâce à ce cher fonctionnaire du consulat de Russie à Ulan-Bator...). Le jour suivant nous passons une nouvelle nuit dans le train et arrivons à Abakan au petit matin. S'en suivra une attente de quelques heures avant d'embarquer en bus pour la capitale de Touva, Kyzyl. Le bus mettra environ 11 heures pour arriver à destination. Durant le trajet, nous découvrons avec émerveillement les superbes paysages de la région. La fameuse Taïga (forêt de conifères) est vraiment magnifique !

























Informations générale sur Touva:
Situé au centre de l'Asie, là où le grand fleuve Yenisei (voir photo ci-dessus, prise depuis Kyzyl) prend sa source, vit un ancien peuple de nomades dont les descendants ont préservés leur langage, leur culture et leurs traditions originelles. La république de Touva (formée en 1944 et devenue indépendante à la chute du communisme en Russie au début des années 90) possède un territoire plus grand que la Belgique, la Hollande, le Danemark, le Luxembourg et la Suisse réunis (sa superficie totale est de 171 300 km2). La république est divisée en 17 districts administratifs (appelés en touvin "kozhuuns") et sa population est de 310 000 habitants dont le tiers vit à Kyzyl. Situé à la jonction entre la Sibérie et le centre de l'Asie (voir photo du monument représentant ce centre à Kyzyl ci-dessous), la région combine les éléments naturels de ces 2 régions si différentes.

























A Kyzyl, nous nous rendons au centre international scientifique de Khoomei afin de tenter d'y rencontrer des chanteurs diphoniques et d'en apprendre un peu plus sur les musiques de Touva.
Présentation du centre international de Khoomei (ISC):
Le centre fut fondé le 27 novembre 1993, à la suite du premier symposium international de Khöömei (1992). C'est une institution scientifique et un centre de recherche qui dispense des cours de chant diphonique touvin dans un champ très large, à la fois théorique et pratique. Les buts de l'ISC "Khöömei" sont:
- la préservation et le développement du Khöömei.
- la recherche scientifique et l'étude des différents styles de chant diphonique de par le monde ainsi que leur popularisation.
- la participation et l'organisation de festivals folkloriques internationaux et du symposium scientifique de Khöömei (quatre symposiums différent ont eu lieu depuis la création du centre: en 1992, 1995, 1998 et 2003. Le prochain devrait se dérouler en 2006).
- l'enseignement du Khöömei à des musiciens du monde entier.
- la création et l'analyse d'archives sonores consacrée au Khöömei.
- l'organisation d'expédition ethnographiques à travers Touva.
- la popularisation des matériaux scientifiques relatifs au Khöömei.

Nous y sommes très bien reçus par madame Zoya Kyrgys, la directrice du centre, et, grâce à l'interprète du centre Konstantin Khlymov, qui parle anglais et français, nous parvenons à expliquer le pourquoi de notre visite. Le jour même, Zoya Kyrgys nous présente Sergeï Ondar, un chanteur très fameux à Touva, qui est chargé des démonstrations pratiques de Khöömei ainsi que de son enseignement. Grâce à Konstantin, nous parvenons à interviewer Sergeï et celui-ci nous présente alors les différentes techniques de Khöömei utilisées à Touva et nous chante plusieurs chants traditionnels. Pour plus d'informations sur Sergeï et sur la musique de Touva, nous vous renvoyons à la partie "le coin du musicien". Les jours suivants, Benoît prendra quelques leçons de Khöömei avec Sergeï qui, non content d'être un très bon chanteur, est aussi un excellent professeur (la barrière de la langue n'a ici que peu d'importance puisqu'il s'agit d'un travail d'imitation). Nous garderons une très bonne impression sur ce centre tant ses employés sont aidants et faciles d'approche. Ici, comme dit Konstantin, "tout peut se passer". En effet, une après-midi, nous rencontrons un autre chanteur très populaire du nom d'Andreï Mangush qui, pendant son cours passage au centre, nous fera alors une démonstration tout à fait spontanée de ses talents. Ce centre possède une ambiance à part, donc, à la fois chaleureuse et pleine de simplicité. Que dire de plus, si ce n'est que nous y reviendrons (en été, cette fois...)!

Adresse du centre:
46, rue Shchetinkin (au centre de la ville, près du monument de Lenine), dans le bâtiment des Arts Populaire ("Dom Narodnogo Tvortchestve", en russe). C'est un bâtiment a trois étages. Le centre se trouve au rez-de-chaussée.
Téléphone: (39422) 3-34-24, 3-38-97
E-mail de Zoya Kyrgys (directrice du centre): kyrgys@tuva.ru
E-mail de Konstantin U. Khlymov (interprête du centre): costa@tuva.ru

En parallèle de nos visites au centre de khoomei, Konstantin nous fait découvrir sa ville et nous nous rendons à ses côtés au musée de la ville. Celui-ci comprend plusieurs départements. En voici les thèmes: la nature, l'histoire pré-révolutionnaire touvine, l'histoire de la république de Touva, l'éducation scientifique et la religion. Les jours suivants, nous visiterons aussi le parc de la ville et nous rendrons au monument du centre de l'Asie, obélisque représentant le centre géographique de l'Asie (enfin presque, le vrai "centre" est situé à une dizaine de kilomètres de là). Nous passerons également une soirée en compagnie d'une chamane rencontrée tout à fait par hasard dans le restaurant de notre hôtel. Ce soir-là, Rada (c'est son prénom, voir photo ci-contre) est accompagnée de sa soeur et d'un de ces amies (qui parle Anglais!). Toutes trois ont déjà bien arrosé les retrouvailles lorsque nous les rencontrons et, après avoir lié connaissance, Rada nous propose de shamaniser dans notre chambre d'hôtel ! Après quelques hésitations, nous acceptons alors son offre généreuse (il n'est en aucun cas question d'argent) et nous rendons alors tous les 5 dans notre petite chambre d'hôtel. Après nous avoir présenté les diffèrent "items" qu'elle utilise pour shamaniser, Rada effectuera pour nous une démonstration de ses talents dans le but de nous préserver de la maladie et de prolonger notre vie. C'est réellement passionnant de voir une telle "cérémonie" en réalité ! Par contre, nos voisins apprécient peu les sons du tambour chamane (appelé "Dungour" en tuvin) de Rada et après quelque temps, une employé de l'hôtel vient se plaindre du bruit (il est environ 9 heure du soir) puis, un quart d'heure plus tard, c'est un policier en uniforme qui vient nous sommer de faire silence! Ce fut décidément une soirée inoubliable à tout point de vue !
NB: nous vous renvoyons à la partie "le coin du musicien" où vous pourrez trouver un court extrait vidéo de cette soirée.

Ayant du temps libre, nous nous rendrons par 2 fois au "Tuva State Philarmonic Society" qui contient une salle de concert où nous y verront 2 shows de qualité: Pour le premier show, la troupe Sayani (chants et danses plutôt modernes) assurait le spectacle. Quant au deuxième, le spectacle s'intitulait "les succès en or de Touva": ce show nous a présenté de nombreuses formations tantôt modernes tantôt traditionnelles: ces deux prestations étaient vraiment superbes et ce fût une bonne occasion pour nous d'écouter bon nombre de succés populaires touvins. Lors de ce dernier spectacle, nous rencontrons par hasard dans le gradin derrière nous Sylvain Mille, un toulousain voyageant en Sibérie depuis 2 mois. Ce dernier est aussi venu à Kyzyl pour en apprendre un peu plus sur la pratique du khöömei et c'est par son intermédiaire que nous allons faire la connaissance de Choduraa Tumat, chanteuse dans le groupe "Tyva Kyzy" (litt. "les filles de Touva"). C'est un groupe folklorique entièremement feminin de la république de Touva. Elles sont un groupe de jeunes dont le style musical est particulièrement représentatif des traditions des steppes d'Asie centrale que le groupe Huun-Huur-Tu (www.huunhuurtu.com) a déjà rendu fameux dans le monde entier. Le groupe "Tyva Kyzy" a effectué une tournée en Finlande du 22 mars au 7 avril 2001. Chodura nous a d'ailleurs gentiment offert un morceau d'un concert live de cette tournée (voir partie le coin du musicien).

buste de Salchak Toka, écrivain et homme d'état de Touva.


























Contact du groupe Tyva Kyzy
:
Sites internet:
http://wwx.tyvakyzy.com (site officiel)
http://www.cc.jyu.fi/~sjansson/tyvakyzy.htm
Membres du groupe (voir photo ci-dessous, de gauche à droite (il manque la dernière membre du groupe)): Ondar Ajlaana, Kuular Shoraana, Damyrang Ajlangmaa, Tumat Choduraa, Azijmaa Kuzhuget.
Mail: tyvakyzy2003@mail.ru
Photo: Devon Meller

A l'origine, un petit périple à vélo de 5-6 jours était également prévu au programme (en direction de Chari Chep (à 86 km au sud-est de Kyzyl)), mais nous avons été contraints de rebrousser chemin au bout du deuxième jour! En effet, le climat changea complètement après notre première journée de vélo et la température chuta subitement de 10 à 15°C, rendant quasi-impossible la pratique du vélo ! Après une nuit assez agitée (température comprise entre -15°C et -10°C), nous découvrons à notre réveil que du grive s'est formé sous notre tente extérieure (voir ci-contre). De plus, un vent glacial soufflera tout au long de ce deuxième jour, rendant la progression des plus pénible (nous estimons qu'il devait faire entre -5°C et -10°C). Nous relativisons vis à vis de cet "échec" car notre brève excursion nous aura tout de même permis d'apercevoir quelques paysages superbes (voir photos ci-dessous).












































































Juste avant notre départ de Kyzyl, accompagnés de Sylvain et de Konstantin, nous nous rendons à un gala en l'honneur d'un écrivain populaire ayant lieu au centre de Khöömei, où nous avons l'occasion d'assister à un concert mené par l'orchestre des instruments nationaux de Touva: la formation comprend une vingtaine de musiciens dont 4 ou 5 chanteurs de khöömei. Hélas pour vous, nous ne pouvons publier ces images mais nous vous conseillons à tous, si l'occasion se présente un de ces jours, d'aller les écouter tant ce spectacle nous a laissé sans voix.

Le 16 au soir nous quittons la capitale touvine afin de rallier Moscou au plus tôt car nos visas vont bientôt expirer et il nous faut un certain délais (nous ne savons pas combien de temps cela prend au total) pour obtenir notre visa de transit biélorusse. Nous sommes de retour à la gare ferroviaire d'Abakan le 17 au matin et arrivons à Moscou 2 jours plus tard: la capitale se révèle une ville extrêmement chère, puisqu'il n'est pas possible de dénicher une chambre double à moins de 20 $ par personne. De toute façon nous ne pouvions pas nous permettre d'y séjourner très longtemps mais de tels tarifs! Vous êtes prévenus: Moscou fait partie des villes les plus chères du monde avec Tokyo et si vous prévoyez d'y séjourner, prévoyez large niveau argent. Pour nous déplacer dans la ville, nous empruntons le métro qui, au passage, vaut le coup d'oeil: chaque station est d'une propreté irréprochable et possède un style architectural qui lui est propre.

























Au niveau des visites, nous nous sommes contentés de l'incontournable place rouge (voir photo ci-dessus: la cathédrale Saint-Basile) ainsi que du Kremlin: lors de cette visite, il nous est surtout permis de visiter les différentes églises et d'y admirer leurs nombreuses fresques. En dehors de cela, la présence militaire permanente fait qu'on ne peut pas se balader à sa guise dans l'enceinte du Kremlin (il n'est même pas permis de traverser en dehors des passages pour piétons, faute de quoi un militaire vous rappelle immédiatement à l'ordre).
Finalement nous récupérerons notre visa de transit biélorusse en une journée contre la somme de 45 $ par personne (formule visa express) et quittons la Russie au petit matin le 23 octobre. Le trajet s'effectue en bus et 2 jours et demi plus tard, nous arrivons à Paris.

 
écouter des extraits musicauxLe coin du musicien (termes utilisés parfois assez technique, nous consulter pour de plus amples renseignements)

NB: Une partie des informations citées ci-dessous sont citées d'autres sources Internet, aussi, si vous reconnaissez votre texte dans nos carnets et que vous voulez l'enlever, nous nous exécuterons immédiatement. En effet, plutôt que de reformulez maladroitement un texte déjà bien écrit, nous préférons le citer tel quel afin d'en garder toute la " saveur ".



Liens (en anglais)
:
Scientifif american: the throat singer of Tuva:
http://www.sciam.com/article.cfm?articleID=00080AA2-BA32-1C73-9B81809EC588EF21
The international association for harmonic singing:
http://www.khoomei.com/ ou http://khoomei.com/

Introduction:
Avant la fin du communisme en Russie et la fameuse réforme de M.Gorbachev: "Perestroïka", les musiciens tuvins pratiquaient la musique pour le plaisir au sein de leur famille, dans les fêtes, au sein de clubs d'amateurs ou encore de "coopératives" d'usines. Ceux-ci avaient tous un métier à part entière et n'avaient pas l'opportunité de voyager du fait de l'"autarcie" communiste.

Depuis la fin des années 80, cette situation a changé et de nombreux musiciens sont désormais des professionnels. Beaucoup d'"anciens" ont gardé leur métier tandis que les jeunes vivent uniquement de la musique. Traditionnellement, la musique tuvine est transmise par voie orale et la majorité des chanteurs ne connaissent pas le système de notation des européens. Les jeunes chanteurs, en revanche, y sont familiarisés, ce qui facilite les échanges avec des musiciens de cultures différentes.

Le chant de gorge ou "Khöömii" à Touva:

Présentation des 5 principaux styles de chant de gorge (ou "Khoomei") à Touva:
Texte cité des pages Internet de Mr.Trân Quang Hai à l'adresse:
http://membres.lycos.fr/tranquanghai/tuva_ChantDipho.html

Chanteur: Sergei Ondar
Sergei Ondar est né à "Aktach" (litt. "pierre blanche") dans la région de "Seuteul" (litt. "lac laiteux"); Une des 17 régions de la province autonome de Touva, Russie. Il a appris le chant diphonique avec un membre de sa famille dès l'âge de 7 ans. A sa majorité, celui-ci était un chanteur accomplit. Son métier est électricien et il exerce dans la ville de Kyzyl.
A la fin des années 80, il a intégré l'orchestre philharmonique local, puis a joué dans l'ensemble de musique tuvine. Il a joué dans de nombreux pays: Taiwan, le Canada, les USA, la Suisse, la Hollande, la Belgique, l'Allemagne,... En 1998, il a pris part à l'opéra international: "polyphonie du monde" se déroulant à Moscou. Plus de 180 chanteurs du monde entier y furent réunis. Après 2 semaines de répétitions, la représentation eut lieu, réunissant tous ces chanteurs sur une même scène !
Accompagnement: Dochpulduur

Styles de chant de gorge à Touva:
"La technique du chant diphonique est répandue non seulement dans toute la partie du monde se trouvant autour du Mont d'Altaï en Haute Asie concernant les populations suivantes : Mongols, Touvas, Khakash, Bachkirs, Altaiens, mais également à un certain degré, parmi les Rajasthanais de l'Inde, les Xhosas d'Afrique du Sud, et les Moines tibétains des monastères Gyütö, et Gyüme. Chez les Touvas, il existe cinq techniques principales avec bourdon du plus grave au plus aigu selon les styles kargyraa, khoomei, borbannadyr, ezengileer, sygyt."

"Le KARGYRAA se chante habituellement dans le registre extrêmement grave de la voix du chanteur. Il y a deux styles principaux de Kargyraa : le Kargyraa de Montagne (Dag Kargyraa) et le Kargyraa de Steppe (Xovu Kargyraa). Les deux styles produisent un son intense comme celui de la grue, riche en harmoniques . Cette technique est en fait très proche de la prière tibétaine du style dbyang. Kargyraa représente un style de chant de gorge très lié à l'émission des voyelles.
En plus de diverses manipulations de gorge, la bouche change d'une forme presque fermée de " O" presque à une forme buccale grande ouverte. Le Kargyraa de montagne utilise habituellement le registre le plus grave qui inclut souvent des effets nasaux. Il devrait comporter une résonance de poitrine assez forte, et pas trop d'action de gorge. Le style Kargyraa de steppe s'exécute habituellement dans un registre plus élevé que le Kargyraa de Montagne ; il se distingue par avec une tension de gorge accrue et une résonance de poitrine moindre.
Pour le style Kargyraa le fondamental a un timbre spécial (cor de chasse) avec une fréquence variant entre 55Hz (la) et 65Hz (do 1). Les harmoniques se promènent entre H6, H7, H8, H9, H10 et H12. Chaque harmonique correspond à une voyelle déterminée."
Pour télécharger un extrait du style "Kargyraa", cliquez ici voir extrait vidéo
Pour télécharger un extrait du style "Kargyraa de Montagne", cliquez ici voir extrait vidéo
Pour télécharger un extrait du style "Kargyraa de Steppe", cliquez ici voir extrait vidéo

"Le KHOOMEI est non seulement le nom générique donné à tous les styles de chant de gorge , mais il désigne également un style particulier du chant.
Le Khoomei se caractérise par l'émission d'un son doux, créant des harmoniques dans le registre médium de la voix du chanteur. Techniquement, (selon Khaigal-ool Xovalyg), l'estomac reste relaxé, et il y a moins de tension laryngée que dans le style Sygyt. La langue s'aplatit entre les dents de la mâchoire inférieure. Les lèvres forment un petit "O".
La combinaison des lèvres, de la bouche et de la gorge crée un grand effet spectral. Kaigal-ool est très célèbre pour le style Khoomei. Il utilise un vibrato pour les notes graves."
Pour télécharger un extrait du style "Khöömei", cliquez ici voir extrait vidéo

"Le BORBANNADYR n'est pas vraiment un style comme le Sygyt ou le Kargyraa, mais plutôt une combinaison des effets appliqués à un des autres styles. Ce nom vient du mot tuvin pour le " roulement ", comme les "trilles" acrobatiques, le gazouillement des oiseaux, le babillage des ruisseaux, etc... Le nom Borbannadyr s'utilise le plus souvent pour décrire le roulement du son, et également pour désigner le son plus grave surtout dans les textes anciens.
Le fondamental dans le style Borbannadyr (autour de 110Hz) reste fixe, et est plus doux que celui du kargyraa. Le chanteur peut produire deux formants harmoniques au dessus du fondamental. La parenté technique entre Kargyraa et Borbannadyr permet au chanteur d'alterner les deux styles dans la même pièce musicale."

Pour télécharger un extrait du style "Borbannadyr", cliquez ici
voir extrait vidéo

NB: dans le style Borbannadyr présenté par Sergei, c'est la partie postérieure de la langue qui vibre afin de donner cet effet de "trille". Il semble que l'on peut aussi utiliser le contrôle de la respiration pour créer cet effet, ainsi que la glotte.

"L'EZENGILEER vient d'un mot qui signifie " étrier " et indique les oscillations harmoniques rythmiques semblables au son des étriers métalliques lors d'un galop du cheval. Le timbre de l'Ezengileer change d'un chanteur à l'autre. L'élément commun est le " rythme de cheval" des harmoniques.
Le style Ezengileer est une variante de Sygyt, caractérisé par un rythme dynamique particulier, venant de l'appui périodique des pieds du cavalier sur les étriers."
Pour télécharger un extrait du style "Ezengileer", cliquez ici voir extrait vidéo
NB: pour démontrer cette technique, Sergei utilise alternativement la technique Sigit et une voix nasale, ce changement représente alors l'appui des pied du cavalier sur les étriers.

"Le SYGYT est habituellement basé sur un fondamental de registre moyen. Il est caractérisé par un son aigu, flûté au dessus du son fondamental (entre l'harmonique 9 et l'harmonique 12). Pour un Sygyt approprié, il est indispensable d'employer une pression considérable sur le diaphragme et il faut forcer l'air pour traverser la gorge contractée.
La tension significative doit aussi être exigée dans la gorge, avec un positionnement approprié de la langue afin de créer un résonateur buccal de taille correcte et propice aux harmoniques les plus hauts. En outre, il est possible de chanter Sygyt directement à travers le centre de la bouche, ou en inclinant la langue, d'un côté ou de l'autre.
Le style Sygyt possède un fondamental plus aigu (entre 165Hz-mi2 et 220 Hz-la 2) selon les chanteurs. La mélodie harmonique utilise les harmoniques H9, H10, et H12 (maximum jusqu'à 2640 Hz)."
Pour télécharger un extrait du style "Sygyt", cliquez ici voir extrait vidéo
NB: pour cette technique, on utilise la technique dite de la voix "à deux cavités", la langue est repliée sur elle-même et touche le sommet du palais, ce qui a pour effet de concentrer les harmoniques)

"Les types de chant diphonique des touvas sont fondés sur les mêmes principes d'émission sonore que ceux de la guimbarde. La mélodie est créée par les harmoniques d'un fondamental, engendrés par le résonateur d'Helmholtz que constitue la cavité buccale humaine dont on modifie les dimensions. Pour la guimbarde, c'est la lame vibrante qui attaque le résonateur. Pour le chant diphonique, ce sont les cordes vocales qui seront réglées sur des hauteurs différentes, ce qui crée plusieurs fondamentaux, donc plusieurs séries d'harmoniques.
Depuis les dix dernières années, le chant diphonique touva a trouvé son second souffle grâce aux intérêts des chercheurs, chanteurs occidentaux.
D'autres techniques secondaires ou moins connues ont été "retrouvées", à savoir sigit moyen, kargiraa de steppe ou de montagne, stil oidupa (ce style inspiré du style kargyraa, et appelé d'après le nom du créateur, est considéré comme le premier style urbain)."

NB: Pour chaque technique, la respiration vient du ventre, et ensuite "filtrée" au sein de la poitrine, puis elle est filtrée dans la gorge du chanteur (au niveau du diaphragme).

Comme en Mongolie, les chanteurs de Khöömei sont pratiquement tous des hommes. Toutefois, il existe des exceptions et certains chanteurs voient d'un mauvais oeil le fait que des femmes, même talentueuses, pratiquent le Khöömei.

Les chants et la musique de Touva :
Les textes entre guillemets sont cités des pages Internet de Mr.Trân Quang Hai à l'adresse:
http://membres.lycos.fr/tranquanghai/tuva_Music.html

"La musique, dans la vie traditionnelle des touvas, est très diversifiée. Elle concerne le chant diphonique et les nombreuses formes sous lesquelles on peut le retrouver, mais aussi une grande quantité de chants monodiques qui n'ont pas de cadre particulier d'exécution, des pièces instrumentales solistes, ou accompagnant les chants monodiques.
Ces différentes productions sonores peuvent être regroupées selon une caractéristique commune: elles ont une thématique liée à la vie quotidienne (chanson pour sa bien-aimée, sur son village natal, sur son cheval,...) et aux légendes qui ont façonné ce bel instrument qu'est la vièle IGIL, appelée "vièle à tête de cheval" chez les Mongols."

"On peut regrouper tous les autres types de musique touva, à savoir aussi bien les chants pour animaux, que les récitations chamaniques ou encore les berceuses, les chants du sport de combat khures, chants pour la course de chevaux... tous sont exécutés lors d'un contexte bien particulier, exclusif, en dehors duquel la pratique n'est pas inclue dans la norme.
Cette deuxième catégorie, concerne des chants qui sont tous liés à une action physique : traire la vache ou la chèvre, communiquer avec les esprits, annoncer l'entrée d'un combattant, "motiver " son cheval avant la course, ou bercer le bébé sous la yourte."

Chants liés aux faits et gestes de tous les jours:

- Chants de travail :
"Il s'agit de chants ou formules mélodiques liés à la préparation du feutre.
Les touvas vivent traditionnellement sous la yourte, habitat composé d'une structure circulaire en bois, sur laquelle sont fixées des pans de feutre. Les touvas préparent la laine de moutons pour en faire du feutre. Ils se munissent chacun de deux verges, s'assoient autour des tas de laine et entonnent un chant particulier en battant en rythme la laine, jusqu'à ce qu'elle soit scindée en morceaux. Après quoi, ils se dirigent vers le tas d'un autre propriétaire et agissent de la même façon."

Il existe aussi d'autres types de chants de travail:

* Sergei nous a chanté un chant de travail du style "Cojomick", traditionnellement chanté par les nomades bergers dans la steppe. Ce chant contient un refrain comique. Le nom de cette chanson est "Oulouk-Em", qui signifie en tuvin "la grande rivière"; c'est aussi le nom d'une des 17 régions de la république indépendante de Touva.
Pour télécharger cette chanson, cliquez ici voir extrait vidéo
Instrument utilisé: vièle Igil.
Chanteur: Sergei Ondar.

* "Beijing" (Pékin): chanson comique chantée traditionnellement par les caravaniers faisant anciennement la liaison Chine-Mongolie-Touva à dos de chameaux. Il est dit qu'elle possède 600 couplets ! Sergei en connaît une vingtaine et, dans sa prestation, en chante 5 ou 6.
Pour télécharger cette chanson, cliquez ici voir extrait vidéo
Instrument utilisé: luth Dochpulduur.
Chanteur: Sergei Ondar.

- Chants d'apprivoisement :
"Il arrive qu'un animal domestique (agneau, poulain, chameau) devienne orphelin ou que sa mère refuse de le nourrir, car elle-même très affaiblie. Il arrive aussi qu'en période de froid intense ou de risque provoqué par des prédateurs, les éleveurs soient amenés à garder leurs nouvelles bêtes sous la yourte. Un moyen original consiste à chanter des formules mélodiques. Chaque
fragment mélodique, répétitif, s'achève sur un trémolo."

Chant d'apprivoisement d'un chevreau. Cette chanson ne contient pas de paroles et est jouée afin de convaincre l'animal de se nourrir auprès d'une autre mère que la sienne. Ce type de chant est généralement chanté par les "anciens" de la famille.
Pour télécharger ce chant, cliquez ici
voir extrait vidéo

Chanteur: Sergei Ondar.

- Berceuses :
"Dans la vie traditionnelle Touva, le nourrisson est placé dans un berceau suspendu. La mise au berceau du nourrisson s'accompagnait de chant qui lui étaient réservés: les berceuses. Ces mélodies sont proches des chants d'apprivoisement sur le plan mélodico rythmique."

Sergei nous a chanté une berceuse ("Epei" en tuvin) du nom de "Baitaïga", ce qui signifie "la riche taïga".
NB: il existe aussi des berceuses chantées dans le style "Khoomii", on les appelle "Epei Khoomii".

Pour télécharger une berceuse du style "Epei", cliquez ici voir extrait vidéo
Pour télécharger une berceuse du style "Epei Khoomii", cliquez ici voir extrait vidéo
Instrument utilisé: vièle Igil.
Chanteur: Sergei Ondar.

- Chant de divertissement:
Sergei nous a chanté une partie d'une chanson de divertissement, jouée pendant les fêtes à Touva. C'est une chanson comique destinée à louer un cheval. Elle s'appelle "Equi Ata", ce qui signifie "Un bon cheval" en tuvin. Les bergers utilisent aussi cette chanson afin de rassembler leurs troupeaux de chevaux.
Pour télécharger la chanson "Equi Ata", cliquez ici voir extrait vidéo
Instrument utilisé: vièle Igil.
Chanteur: Sergei Ondar.
Pour télécharger une deuxième version de la chanson "Equi Ata", cliquez ici voir extrait vidéo
Instrument utilisé: vièle Igil.
Chanteuses: Damyrang Ajlangmaa - Kuzhuget Azijmaa - Choduraa Tumat (chanteuses du groupe "Tyva Kyzy")
Accompagnement: 1 Dochpuluur.
Nota: chanson extraite d'un concert live à Helsinki (Finlande)


























A Kyzyl, sur le bord du fleuve Yenisei, Choduraa Tumat (membre du groupe "Tyva Kyzy") nous a chanté une magnifique chanson s'appelant "Mon Tschadagan". C'est une chanson comique
qui parle de 2 différentes techniques de chant diphonique tuvin (Khoomei, Kargyraa) et d'un cheval fidèle (Kholchun-kara). L'accompagnement est réalisé avec un luth à deux cordes appelé Dochpuluur.

Paroles de la chanson "Mon Tschadagan":

" Mon Khoomeï m'accompagne toujours,
Je ne le quitterai jamais,
C'est le Tschadagan commandant mes humeurs,
C'est mon lien avec mon precieux Kholchun-Kara.
Kargyraa est toujours avec moi,
C'est mon Tschadagan qui ne se casse jamais,
C'est mon lien avec mon noir ami (le cheval Kholchun-kara),
Tschadagan qui glorifie mon peuple,
Il n'est pas un simple bois,
C'est le corps chantant,
Que ma mère m'a donné. "

- Chant chamaniques:
"Le rituel chamanique kamlanie a été très peu étudié sur le plan de la musique. Il a été interdit pendant longtemps par le pouvoir soviétique. Les mélodies de kamlanie ressemblent de très près aux berceuses et aux chants d'apprivoisement. La musique ne représente pas un élément important du rituel ; elle n'est qu'un moyen pour chamaniser.
Le tambour est l'instrument essentiel et indispensable pour le rituel chamanique. Le chamane entonne une ligne mélodique solo, composée d'une courte phrase, répétée un certain nombre de fois avec quelques variantes. Après il chante d'autres formules mélodiques avec le soutien du tambour. Le chamane est la seule personne du groupe humain à pouvoir "voyager" entre les différents mondes. Avec l'aide des esprits et de ses attributs (tambour, batte, costume, coiffe et chaussures), le chamane tente au cours du rituel de rétablir un ordre ou prévenir un désordre à venir. Le rituel chamanique peut d'ailleurs avoir d'autres motifs que curatifs, notamment dans le cadre de la chasse."

Lors de notre "shamanisation", la chamane, Rada, nous a laisser une partie de la cérémonie destinée à prolonger notre vie et à nous éloigner de la maladie.
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Instrument utilisé: tambour sur cadre "Dungour"

NB: Les chants chamaniques ainsi que tous les objets appartenants aux chamanes sont considérés comme sacrés et sont destinés uniquement à l'usage des chamanes.

- Compétitions sportives:
"Les compétitions sportives touvas sont le combat khures , la course de chevaux et le tir à l'arc. Toutes ces manifestations sont accompagnées de chants. Ces chants ont une fonction bien déterminée dans le cadre du sport khures et de la course de chevaux. Le principe du combat khures est de faire tomber l'adversaire par tous les moyens sauf les coups. On entonne le chant lors de l'entrée des combattants dans l'espace réservé à la compétition. A la suite du combat, le chant est chanté à nouveau et le vainqueur est tenu de danser. Dans la course de chevaux, c'est le cavalier qui, par le chant, loue le mérite, les qualités et l'endurance de son cheval. A l'issue de la course, un chanteur récompense le vainqueur en lui offrant traditionnellement un bol d'alcool de lait ; quant au cheval, on lui fait cadeau d'un chant."

Sergei nous a joué la mélodie du chant accompagnant les combat khures: la "danse de l'aigle".
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NB: en Mongolie, on utilise le même chant pour ce type de combats.

Instruments rencontrés lors de notre séjour à Touva:
Textes cités depuis les pages Internet de Mr.Trân Quang Hai à l'adresse:
http://membres.lycos.fr/tranquanghai/tuva_Instruments.html

La vièle Igil:
"L'Igil est une vièle à deux cordes, d'un seul tenant ou monoxyle, caisse de résonance et manche étant taillés dans un seul morceau de bois, en général du mélèze. La longueur du corps de l'instrument est d'environ un mètre. les deux chevilles et le chevalet sont en bouleau, certainement pour la solidité du bois. Le chevalet est mobile et peut être retiré après chaque exécution. La caisse de résonance, évidée, est de forme oblongue, mais on peut trouver aussi des modèles trapézoïdaux. Le manche se termine parfois par une tête de cheval sculptée. La mélodie produite sur cet instrument est toujours diphonique, la corde grave servant de bourdon. Le musicien fait passer le crin de l'archet dans sa main repliée de manière à ce que ses doigts puissent en réguler la tension. Les doigts de la main gauche ne frottent pas les cordes contre le manche, mais les effleurent légèrement de côté. Le main se déplace ainsi librement le long du manche tout en le soutenant par la paume Cette façon de jouer rajoute au caractère lyrique de certaines mélodies. Le musicien joue de l'instrument assis sur un tapis lors de soirées et de fêtes. Pour un concert, l'instrumentiste s'assoit sur une chaise, la jambe gauche posée sur la droite. L'instrument est fixé par sa pointe sur la tige de botte de l'instrumentiste."

Le luth Dochpulduur (ou Dospuluur):
"C'était l'instrument le plus répandu dans la Touva pré soviétique. L'instrument peut être constitué d'une caisse de forme variée : ovale, arrondie, piriforme, trapézoïdale. Cette dernière forme est réalisée par un assemblage de planches au moyen d'échancrures. L'instrument, à 2 ou 3 cordes, a une taille d'environ 80cm. Son mode de production sonore se fait à l'aide du pouce et du majeur de la main droite, par pincement des cordes simultanément ou de manière alternée."
NB: Notre ami Sergei Ondar appelle cet instrument le "banjo des tuvins".

Les guimbardes tuvines Xomus (prononcez Romus):
"Le type de guimbarde le plus répandu a Touva est la guimbarde en fer hétéroglotte Demir-xomus (voir photo ci-contre). La languette, cunéiforme, est mise en mouvement par pincement du majeur de la main droite. Le cadre, de forme trapézoïdale, maintient et enserre la languette. Il est tenu au niveau du talon par le pouce et l'index, de la main gauche. Le soudage de la languette sur le cadre est la phase la plus délicate de la fabrication de l'instrument. La guimbarde est jouée aussi bien par les homme que les femmes et les enfants en diverses occasions.
Un autre type de guimbarde en bambou est appelé Kuluzun-xomus (voir photo ci-contre). L'instrument est de facture idioglotte. La languette est ici découpée dans une fine planche qui lui sert de cadre. Celui-ci est ferme, de forme rectangulaire, et aux extrémités arrondies. Une ficelle est fixee au cadre. La mise en vibration se fait par traction sur la cordelette. Cette traction est répétée et continue. Elle donne des sons plus faibles que pour la guimbarde métallique. L'utilisation de ce type de guimbarde a Touva où il ne pousse pas de bambou s'explique par la domination chinoise, établie entre 1757 et 1911."

Afficher les kilomètres parcourusKilomètres parcourus et détail des étapes.

Environ 3940 kilomètres parcourus en Russie, dont 90 km à vélo et 3850 en train.

Du 26 au 27 Septembre :

- transit Ulaan bator - Krasnoyarsk. (<> 1500 km)
- nuit dans le train

28 Septembre :

- arrivée à Krasnoyarsk à 8h30 du matin.
- récupération des vélos et envoi sur Abakan.
- achat des billets de train pour Abakan.
- nuit à l'hôtel.

29 Septembre :

- train Krasnoyarsk - Abakan. (<> 400 km)
- nuit dans le train.

30 Septembre :

- arrivée à Abakan à 6h45.
- achat des tickets de bus pour Kyzyl. (<> 450 km)
- arrivée à Kyzyl vers 22h.
- nuit à l'hôtel.

Du 1er au 6 Octobre :

- passage au khöömei center.
- enregistrement de Sergeï Ondar.
- concert au "state philharmonic society".

7 Octobre :

- Kyzyl - ???, 45 km parcourus.
- nuit sous la tente.

8 Octobre :

- ??? - Kyzyl, 45 km parcourus.
- nuit à l'hôtel.

Du 9 au 16 Octobre :

- séjour à Kyzyl
- enregistrement de Chodura Tumat.
- concert au "state philharmonic society".
- rencontre avec Sylvain Mille.
- soirée passée avec une chamane du nom de Rada.

Du 16 au 19 Octobre :

- transit Kyzyl - Moscou (une nuit dans un bus et deux dans le train) (<> km 1500)
- nuit du 19 à l'hôtel

Du 20 au 22 Octobre :

- séjour à Moscou:
- prise du visa de transit biélorusse (45 $ par personne, formule express)
- visite du Kremlin et de la place rouge.
- nuits à l'hôtel.

Du 23 au 25 Octobre:

- transit en bus Moscou - Paris
- nuits dans le bus.

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Association Peuples et Musiques

A la rencontre des Peuples et des musiques du monde, Objectif Mongolie !